jeudi saint la dernière cène
Page 1 sur 1•
jeudi saint la dernière cène

bonsoir
en ce jeudi saint une photo d'une cène espagnole achetée il y a quelques années chez un antiquaire de Barcelone les personnages mesurent environ 10 cms la cène 25 x 9 cms
les figuristes espagnols ne représentent pas seulement la nativité, mais également la fuite en egypte, le massacre des innocents et la Passion (cf le site de JL Mayo) Michel Vincent vous en parlerai bien mieux que moi son érudition étant intarrissable
Voici un extrait de l'évangile de Matthieu (26-20/2
"Le soir étant venu, il se mit à table avec les douze.
Pendant qu'ils mangeaient, il dit : Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera. Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, Seigneur ? ...
Il répondit : Celui qui a mis avec moi la main dans le plat, c'est celui qui me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu'il ne fût pas né.
Judas, qui le livrait, prit la parole et dit : Est-ce moi, Rabbi ? Jésus lui répondit : Tu l'as dit.
Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps.
Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés."
bonnes fêtes de Pâques à toutes et tous (attention au chocolat!!!)
Re: jeudi saint la dernière cène
Merci Bartoumiou et pour poursuivre sur le thème de la semaine sainte, Michel Vincent m'a envoyé des photos de crèche dite de Pâques. Voici le texte qui les accompagnait :
Comme promis, je vous envois quelques photos de la crèche de Pâques. Ces personnages sont en bois travaillé à la machine et terminé à la main. Ils sont de la firme Heide installée dans le Grödner Tal (Tyrol italien). Cette tradition des "crèches" de Pâques s'est répandue à partir du XVIe siècle. Une ancienne crèche citée à Prague en 1562 chez les jésuites est précédée de quelques années par les personnages de la Passion. C'est le cas dans toute une série de leurs établisements; Louis Polla ancien président de l'Association suisse m'avait également communiqué un document du début du XVIIe s. En France, à Nogent -le-Rotrou dans le Perche existent un groupe magnifique de la mise au tombeau du XV-XVIe s. et une crèche célèbre en terre cuite du début du XVIIe S. La tradition s'est maintenue dans certaines régions à majorité catholique particulièrement dans le sud de l'Allemagne ou on trouve des crèches annuelles qui représentent toute l'année liturgique, en Autriche souvent sous forme de crèches domestiques. En Espagne on retrouve la Passion sous la forme du diorama (des associations comme Barcelone ou Alicante présentent chaque année une exposition collective), dans le sud à Murcie et en Andalousie les célèbres groupes processionnels, les pasos, sculptés en bois grandeur nature. On pense notamment à ceux de Francisco Salzillo (1707-1783) qui réalisa à la fin de sa vie pour le marquis Riquelme une crèche de Noël de 556 personnages.



Comme promis, je vous envois quelques photos de la crèche de Pâques. Ces personnages sont en bois travaillé à la machine et terminé à la main. Ils sont de la firme Heide installée dans le Grödner Tal (Tyrol italien). Cette tradition des "crèches" de Pâques s'est répandue à partir du XVIe siècle. Une ancienne crèche citée à Prague en 1562 chez les jésuites est précédée de quelques années par les personnages de la Passion. C'est le cas dans toute une série de leurs établisements; Louis Polla ancien président de l'Association suisse m'avait également communiqué un document du début du XVIIe s. En France, à Nogent -le-Rotrou dans le Perche existent un groupe magnifique de la mise au tombeau du XV-XVIe s. et une crèche célèbre en terre cuite du début du XVIIe S. La tradition s'est maintenue dans certaines régions à majorité catholique particulièrement dans le sud de l'Allemagne ou on trouve des crèches annuelles qui représentent toute l'année liturgique, en Autriche souvent sous forme de crèches domestiques. En Espagne on retrouve la Passion sous la forme du diorama (des associations comme Barcelone ou Alicante présentent chaque année une exposition collective), dans le sud à Murcie et en Andalousie les célèbres groupes processionnels, les pasos, sculptés en bois grandeur nature. On pense notamment à ceux de Francisco Salzillo (1707-1783) qui réalisa à la fin de sa vie pour le marquis Riquelme une crèche de Noël de 556 personnages.



Re: jeudi saint la dernière cène
De la part de Michel Vincent :
La Nativité et la Passion sont intimement liées. Noël prépare Pâques. Dans l'Antiquité, le nom même de Bethléem, la maison du pain, n'a pas manqué d'attirer l'attention des exégètes qui ont assimilé la crèche à la table du sacrifice. L'art français du XIIe siècle représente l'Enfant de la crèche couché sur l'autel en victime qui va être immolée. Un peu plus tard, l'art religieux médiéval fait souvent tenir à l'Enfant-Jésus une grappe de raisin pressée ou un chardonneret. Avec le renouveau artistique de la Contre-Réforme qui prône un respect plus strict des récits évangéliques on assiste paradoxalement à des allusions plus transparentes qui vont représenter l'enfant endormi sur la crois rêvant à sa Passion. En Espagne, Jésus est parfois endormi sur le crâne d'Adam. Il rappelle le rachat du péché originel. C'est ce crâne que l'on retrouve au pied de nos crucifix. Jésus, particulièrement dans les figurines de plâtre est représenté les bras grands ouverts. Cette attitude est parfois assimilée à un geste d'accueil. En réalité elle préfigure la mort sur la croix. Il existe toute une imagerie largement diffusée au cours du XIXe siècle.
Dans la crèche de l'église, j'associe toujours le feu et l'eau qui renforcent l'effet de réalisme, mais commémorent surtout le feu nouveau et l'eau de la veillée pascale.
Joyeuses Pâques à tous n'abusez pas du chocolat! Evitez la crise de foi(e).



La Nativité et la Passion sont intimement liées. Noël prépare Pâques. Dans l'Antiquité, le nom même de Bethléem, la maison du pain, n'a pas manqué d'attirer l'attention des exégètes qui ont assimilé la crèche à la table du sacrifice. L'art français du XIIe siècle représente l'Enfant de la crèche couché sur l'autel en victime qui va être immolée. Un peu plus tard, l'art religieux médiéval fait souvent tenir à l'Enfant-Jésus une grappe de raisin pressée ou un chardonneret. Avec le renouveau artistique de la Contre-Réforme qui prône un respect plus strict des récits évangéliques on assiste paradoxalement à des allusions plus transparentes qui vont représenter l'enfant endormi sur la crois rêvant à sa Passion. En Espagne, Jésus est parfois endormi sur le crâne d'Adam. Il rappelle le rachat du péché originel. C'est ce crâne que l'on retrouve au pied de nos crucifix. Jésus, particulièrement dans les figurines de plâtre est représenté les bras grands ouverts. Cette attitude est parfois assimilée à un geste d'accueil. En réalité elle préfigure la mort sur la croix. Il existe toute une imagerie largement diffusée au cours du XIXe siècle.
Dans la crèche de l'église, j'associe toujours le feu et l'eau qui renforcent l'effet de réalisme, mais commémorent surtout le feu nouveau et l'eau de la veillée pascale.
Joyeuses Pâques à tous n'abusez pas du chocolat! Evitez la crise de foi(e).







