par Michel le Lun 5 Mai - 21:40
Bonsoir Thalie, bonsoir à tous.
Le nom exact est GARCIN. J'y reviens dans quelques instants.
Cette photo du Musée de Saint-Remy est intéressante. De toute évidence, nous avons affaire pour la plupart des types à des santons marseillais. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu'il y a des auteurs différents. J'ai essayé de le signaler à E. DURET la conservatrice, mais elle était en vacances. Le montreur de marmotte pourrait être de Lagnel ou d'un de ses suiveurs directs. Le préparateur a mis sa canne dans la bouche du tambourinaire! L'âne et le boeuf aux socles vernis sont de Pierre pagano (1879-1963). Il y a dans le fond à gauche un joueur d'orgue de barbarie attribué aux Simon par le Musée de Château-Gombert. L'homme à la courge au centre est un réemploi d'un moule de Lagnel. Les personnages les plus atypiques sont lou mege, le médecin, le suisse, celui de l'église avec sa hallebarde et un personnage de carnaval.
La fabrication de santons dans la famille VIGNE a été initiée à Avignon vers 1885 par Germain VIGNE qui était selon Marcel Provence peintre verrier, tapissier selon Régis Bertrand. La fabrication a été poursuivie par sa fille
Marie (1888-1962), droguiste (et épicière selon M. Provence) devenue Mme GARCIN en justes noces. Elle était établie à St-Remy dans le quartier de la Trinité et écoulait entre Arles et Avignon environ quinze cents pièces par an dans la première moitié du siècle dernier. (Cf. Bertrand, crèches et...op. cit. P 103.) Ses santons d'argile crue étaient de facture populaire. M. Provence ajoute qu'elle aurait créé des types nouveaux , une femme portant un pain de sucre, un (sic) autre portant un pain de savon et un chanteur de rues en bras de chemise.
Le majoral et ami Marcel BONNET disparu l'an dernier a publié en 1992 chez Equinoxe dans la collection Le temps retrouvé; un ouvrage intitulé Saint-Remy-de-Provence , Chronique photographique de Frédéric George (1868-1933). En page 64, on trouve dans les photos de son beau-père un groupe de personnes dans lequel figure Marie Vigne(qui deviendra Mme Garcin), droguiste de son état, mais aussi habille santonnière.